| |
L'Erotisme est une force de vie. Nous sommes le résultat d'un érotisme conscient tant qu'inconscient, alors pourquoi dénions-nous ce qui est naturel et beau ?
Par exemple, le yoga dérive du tantra. Le mot "yoga" lui-même veut dire "union", renvoyant ainsi à ce que nous désirons le plus en matière d'innocence et de bonté. Tant que cela ne devient pas un vice ou une obsession, l'érotisme est le moyen le plus sûr de communier avec la nature et le divin.
L'énergie et la conscience , sous leur forme grossière ou subtile, sont la ressource par excellence, le moteur de l'évolution physique. L'amour, l'acte d'amour en lui-même sont le fondement de l'univers.
Considérons un moine et une prostituée habitant la même rue, des maisons qui se font face. Qui des deux est plus spirituel ? La prostituée, qui reçoit visiteur après visiteur, l'esprit fixé sur le "Divin" ou le moine qui prie et médite sur les actions de la prostituée ? Les secrets que nous cachons nous rendront malades…
Au cours de l'histoire, l'acte sexuel a toujours été réprimé et puni, d'une façon ou d'une autre, engendrant toutes sortes d'obsessions et de manies. Il est donc évident, que même si le sexe demeure de nos jours un sujet polémique, c'est plutôt une polémique philosophique et psychologique, portant sur la relation entre la conscience et l'inconscient, En d'autres termes, sur ce que nous révélons et sur ce qui reste caché. Quand cette question sera résolue, les pensées et les fantasmes sexuels ne seront plus refoulés et cachés : nous serons capables de les vivre à fond.
Maria Sarkis utilise des symboles érotiques et des représentations typiques de fantasmes sexuels. Connaissant leur portée psychologique et philosophique, elle a décidé d'opter pour une approche simple dans un décor coloré joyeux, faisant de ses toiles un espace de liberté .
Comme elle dit Maria : « La douleur poignante et la générosité profonde sont partout… C'est pourquoi je crois à une philosophie plus profonde, mais plus libre et plus pratique, qui ne nous alourdit pas de fondamentalisme et de culpabilité. Il ne m'importe que de capturer une pensée brève, un sentiment fugitif, une image quelle qu'elle soit, et de l'exprimer sur une toile, et d'en partager l'essence. » |
|